Akaroa : vive la France et les dauphins Hector!

Pour la dernière étape de notre road trip estival, direction Akaroa un petit village aux couleurs de la France. Sortez votre plus beau béret, il est temps de représenter fièrement notre pays !

Un paysage façonné par les volcans

Situé à une petite heure au sud de Christchurch, Akaroa est niché dans les restes de deux stratovolcans formés au Miocène. Aussi connu sous le nom de péninsule de Banks, c’est James Cook qui la découvrit en 1770. À l’origine, ce massif volcanique était en pleine mer. Il fut rattaché à l’île du sud lorsque les plaines du Canterbury se formèrent suite à l’érosion des Alpes du sud.

Aujourd’hui ces deux volcans sont bien éteints et leur érosion nous donne ce paysage remarquable :

L’acte manqué des français

Il faut savoir que si nos ancêtres avaient été un peu plus rapides et moins méfiants, nous aurions à l’heure où je vous parle, un bout de Nouvelle-Zélande ! Laissez moi vous compter ce rendez-vous manqué.

Illustration d’une baleinière. Source : Mandragore

En 1830, les anglais sont déjà présents dans le pays, enfin surtout dans l’île du nord. Quelques années plus tard, des baleiniers français arrivent et réfléchissent sérieusement à créer une colonie dans l’île du sud. Ils achètent alors la péninsule d’Akaroa aux maoris, en leur faisant un premier versement de 150 francs, le reste du paiement devant s’effectuer à leur retour. L’équipage retourne alors en France et fait les démarches nécessaires pour qu’une expédition de colonisation soit envoyée.

Akaroa (22)

Il faudra attendre 10 années pour qu’un petit groupe de français revienne en Nouvelle-Zélande. La lenteur de l’administration française ne semble donc pas dater d’hier ! Mais vous l’aurez deviné, c’était trop tard ! Les anglais leur avaient déjà coupé l’herbe sous le pied en prenant possession de tout le pays. Nos malheureux ancêtres arriveront tout de même à prendre possession de deux villages (à défaut de la péninsule entière) mais comme on dit, c’est toujours mieux que rien !

Même si ces colons ne sont pas restés longtemps à Akaroa, ils ont eu le temps d’injecter quelques gènes français dans la population locale. Leurs descendants ont ensuite fait perdurer quelque unes de nos coutumes pour le plus grand plaisir des touristes, et notamment des français qui retrouvent ici un peu d’hexagone 🙂

Ce que l’on a fait

Nous y avons passé une après-midi et une matinée sur place, suffisants pour visiter le village et faire une activité.

La route des crêtes

En venant sur Akaroa (ou en partant) ne ratez surtout pas la route touristique (Long Bay Road/Summit road) qui vous fera passer par les crêtes, vertigineuses et sublimes. Sans doute le meilleur endroit pour apprécier la beauté de ce paysage volcanique si verdoyant.

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Visite du village

Akaroa est agréable et reposant. On y découvre un savant mélange entre France et Angleterre. Au milieu des cottages anglais, on retrouve par exemple des noms de rues tels que « rue Jolie » et « rue Lavaud » mais également des petits commerces comme « L’Hotel« , « Ma Chérie » ou encore « La Boucherie du Village« .

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Notre promenade nous conduisit ensuite en dehors du village, à la découverte d’un phare ainsi que d’un cimetière anglican malmené par de récents séismes. Nous avons ensuite fini dans un jardin d’enfant où nous nous sommes amusés sous le regard d’un pigeon des bois plutôt … dubitatif 😉

Rencontre avec les dauphins

Laissez moi vous présenter le dauphin Hector. Il s’agit de l’unique cétacé endémique de Nouvelle-Zélande. Il est également le plus petit (1,4 m de long pour 47 kg en moyenne) et le dauphin le plus rare au monde (7 000 individus). Il a aussi la particularité physique d’avoir une nageoire dorsale ronde, le rendant facilement distinguable de ses cousins. De nos jours, ces magnifiques animaux sont malheureusement menacés principalement à cause des filets de pêche, dans lesquels ils se prennent au piège.

Cette expérience de nage en pleine mer fut sans conteste le moment fort de notre visite à Akaroa. Nous sommes passés par la compagnie Black cat cruises car ils avaient de bons commentaires et une partie du prix des billets (160$ par personne) était reversée à la protection de l’espèce.

Nous avions pris rendez-vous à 8H30. Après un petit briefing de sécurité, on comprit assez vite qu’on ne pourrait pas s’accrocher à leur nageoire comme dans Flipper. D’une, ils ne sont pas aussi amicaux et de deux nous avions l’interdiction de les toucher car leur peau est fine et très sensible, apparemment aussi sensible que nos yeux.

Suite à l’enfilage plutôt compliqué d’une combinaison de plongé de 5 mm d’épaisseur, eau à 15°C oblige, on sauta dans le bateau en quête d’un groupe assez curieux pour venir nous rencontrer.

Trois conditions devaient être remplies pour pouvoir nager avec eux. Trouver un petit groupe, curieux et sans petits.

Dès le début, ça partait déjà mal car ils ne prêtaient aucun intérêt au bateau. On se mettait à l’eau en espérant qu’ils viennent, le bateau s’éloignait et on attendait. J’entamais alors une petite danse en flottant gauchement tout en chantant « hector, hector » pour attirer la bête. Au bout de 10 minutes, transit de froid, on se résignait à remonter sur le bateau. Ils avaient sans doute mieux à faire que de voir des français danser et chanter dans l’eau …

On tenta alors notre chance au bout de la baie, mais toujours rien à signaler. Puis en revenant sur nos pas, presque à la fin du temps imparti, on croisa un groupe qui semblait intéressé. Enfin, c’était plutôt le catamaran derrière nous qui leur faisait de l’œil ! Fort heureusement pour nous l’objet de leur désir se rapprocha assez près de notre bateau pour que nous puissions nous jeter à l’eau et nager au milieu d’une dizaine de dauphins.

On ne vous cache pas qu’on ne savait plus où donner de la tête. Et même si l’eau n’était pas très limpide, nous les voyions nager à 1 mètre de nous ! C’était magique. Deux dauphins sont même venus nous dire au revoir au moment où on devait remonter à bord. Quel moment inoubliable !

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Après avoir visionné plus de 20 minutes de vidéo, à en avoir le mal de mer, voici rien que pour vous les images de notre rencontre avec nos petits amis :

En rentrant à la base, avec des dauphins pleins les yeux (si je puis m’exprimer ainsi) on a vite compris qu’une chance insolente nous avait souri. Des deux groupes a être sortis en mer ce matin-là, nous étions les seul à avoir pu nager avec eux ! J’imagine que ma danse du dauphin a fait la différence 😉

Petit conseil avant de clôturer ce chapitre. Pour maximiser vos chances de les voir, allez-y le plus tôt possible (6H30) car plus on avance dans la matinée plus ils chassent pour se nourrir et moins ils s’intéresseront à vous !

La bonne adresse

Pour un excellent repas made in France, rendez-vous au « Ratatouille« . Situé dans le centre d’Akaroa, vous y dégusterez d’excellents produits : fromages, viande, gratin dauphinois. Un vrai régal concocté par un chef bien de chez nous ! Si vous êtes en mal du pays, cet endroit est fait pour vous.

En conclusion

Encore un endroit sublime à découvrir dans l’île du sud. Si vous n’avez pas beaucoup de temps et que vous devez choisir entre Christchurch et Akaroa, préférez le second, vous ne serez pas déçu ! La péninsule est sublime et ses paysages resteront gravés dans nos mémoires pour longtemps.

Notre rencontre avec les dauphins Hector fut également l’apothéose de nos 3 semaines de voyage entre les deux îles. Au cours de ce road trip endiablé, nous avons vu des merveilles et nous ne remercierons jamais assez Emeline de nous avoir rejoint au bout du monde pour partager cette belle aventure avec nous ❤

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, il est à présent temps de retourner à Christchurch pour que notre amie puisse repartir en direction de Paris tandis que nous nous apprêtons à nous lancer dans une nouvelle aventure, l’achat d’un van !

Je vous dis donc à très bientôt pour vous présenter notre nouveau compagnon de route Denis !

 

 

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