Moorea, entre montagne et lagon !

Après avoir visité Tahiti pendant quelques jours, il est temps pour nous de changer d’île : cap sur son île sœur, Moorea

L’île sœur de Tahiti

Située à seulement 17 km de Tahiti, Moorea compte pas moins de 16 000 habitants regroupés dans de petits villages près du littoral. Bien que très développée touristiquement, elle est beaucoup plus calme que sa voisine, et ça, on adore ! Au programme : des plages de rêve, une jungle luxuriante et de très belles montagnes, dont la plus haute, le mont Tohiea, qui culmine à 1207 mètres.

Quel type d’île ?

Les îles du pacifique sont majoritairement de type volcaniques. Elles se sont formées grâce à l’action d’un point chaud qui se déplace sous la croûte terrestre et crée sur son passage une multitude de volcans. Avec le temps, les volcans finissent par s’effondrer sous leur propre poids créant ainsi des atolls.

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Les étapes de formation d’un atoll (Source: earth-of-fire)

En ce qui concerne Moorea, c’est une île plutôt jeune car elle possède encore de hauts reliefs, des récifs coralliens proche de ses côtes et des lagons.

La légende du lézard jaune

Le nom Moorea vient d’une légende polynésienne. Elle raconte qu’un lézard jaune géant, abandonné par ses parents, se noya au large de l’île. Lorsque les habitants découvrir son corps échoué sur la plage, ils crièrent « E moo re’a ! », soit « C’est un lézard jaune !« . Simple et efficace. Pour lire, la légende complète, c’est ici.

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La légende du lézard jaune. Source : Sarahina

Chose amusante, on retrouve sur l’île beaucoup de petits lézards jaunes. Nous pensions qu’ils était endémiques à Moorea et donc relatif à la légende. Mais en réalité, on en trouve dans beaucoup de pays chauds. On en a même vu au Sri Lanka ! C’est un animal très attachant, complètement inoffensif. Il pousse de petit cris stridents et se régale de moustiques. Un vrai atout quand on est la cible de ces fichus bestioles porteuses de la dengue !

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Notre lézard d’intérieur, gobeur de moustique

S’y rendre depuis Tahiti

Comme nous avions le pass Air Tahiti, nous y sommes allés en avion et cela a sans doute été le vol le plus court de tout notre voyage : 7 min !

Gare aux arnaques des taxis à Papeete ! Pour nous rendre à l’aéroport de Papeete, notre Airbnb nous avait gentiment commandé un taxi dont on se souviendra longtemps ! Une Porsche vient nous chercher à notre logement. En à peine 10 minutes, on traverse la ville :
le mec roule à 90 km/h tout du long ! Au moment de descendre, il annonce le prix: 3000 XPF ! (~25 €), c’est à dire le tarif de nuit appliqué au plein jour ! Nous refusons. C’est alors que l’homme nous rétorque « Vous les français, vous êtes comme ça … Les américains eux, ils sont content du service et ils donnent.« . Super le compatriote d’outre-mer ! On comprend mieux pourquoi mOnsieur roulait en Porsche !
D’ailleurs selon notre hôte Airbnb la Polynésie a le record mondial du nombre de Porsche par habitant ! « Dans les années 80, c’était Champagne ! » selon ses termes.

Il est aussi possible de s’y rendre enferry. C’est ce qu’emprunte beaucoup de visiteurs mais aussi les habitants de Moorea eux-même, qui, pour la plupart, travaillent à Papeete (Tahiti). Autant dire que si vous souhaitez prendre le bateau, il faut éviter le matin très tôt car les ferries sont souvent plein à craquer.

Arrivée sur Moorea : première mission trouver la maison !

Pour nous y rendre depuis l’aéroport, nous avons dû passer par une compagnie de bus privée. Nous avons choisi Albert Transport, qui ne faisait payer que 1000 XPF par personne (prix unique quelque soit l’endroit sur l’île) alors que les autres compagnies demandaient 4000 XPF ! Ça aussi c’est la magie de la Polynésie !

Notre airbnb s’est avéré être relativement perdu dans la jungle, au fin fond d’une dépendance comme beaucoup de maison en Polynésie. Comme il n’y a aucun nom de rue sur l’île, et que les polynésiens se repèrent aux bornes kilométriques et au noms des familles, ça peut devenir compliqué… Après 10 min à s’engager dans des propriétés qui n’étaient pas la nôtre, on a finalement trouvé la dite maison.

Notre logement se situait à 2 min de la plage Ta’ahiamanu, sur la péninsule entre les deux baies de l’île. Une localisation idéale pour bien profiter de Moorea sans devoir louer une voiture. Nous étions dans une maison assez rudimentaire avec peu de mobilier mais parfaitement fonctionnelle. Nous avions une chambre, une salle de bain et une terrasse faisant office de cuisine : une vraie immersion dans la vie des polynésiens.

Une fois sur place nous y avons rencontré Benoit, l’ami du propriétaire qui gérait le airbnb à sa place, ce dernier étant en déplacement en métropole pour y installer sa fille. Une très belle rencontre qui illumina notre séjour.

Nos colocataires

Durant ce court séjour, nous avons partagé notre espace avec quelques animaux polynésiens !

  • Une gentille chatte rebaptisée Minette et qui était très attirée par Marine. A croire qu’ils sentent quand on est allergique à leurs poils !
  • Des poules en libertés dont une très rigolote qui prenait le petit déjeuner tous les matins avec nous sur la terrasse !
  • Quelques crabes cachés dans leur trou attendant la tombée de la nuit pour sortir.
  • Des escadrons de moustiques potentiellement porteurs de la dengue… C’est pour cette raison que nous tolérions un petit lézard jaune dans la chambre, qui, malgré ses cris stridents, nous servait d’exterminateur de moustiques !
  • Mais surtout des coqs hystériques qui n’avaient pas bien compris la différence entre le levé du soleil et la lumière d’une lampe ! Résultat, toutes les nuits de 3h du matin jusqu’à 6h, c’était le cirque ! C’est simple, lorsqu’un coq commence, ses voisins suivent et en un rien de temps, c’est toute l’île qui s’égosille ! On peut aussi compter sur les chiens errants pour participer à cette cacophonie nocturne pour plus d’harmonie.

En parlant de chiens, il semblerait qu’il y en ait plus de 1000 sur Mooréa ! Selon les locaux, ils peuvent être dangereux. Même si nous n’avons eu aucun problème, on croisera plus tard une voyageuse mordue au mollet. Faites donc attention quand vous sortez la nuit et soyez prêt à dégainer une coco en cas d’attaque ! 😉

Ce que l’on a fait

Nous avons visité Mooréa pendant 4 jours, début septembre. L’humidité était supportable et la chaleur tempérée : parfait pour visiter !

Baignades et snorkeling sur la plage Ta’ahiamanu

Située à 2 minutes de notre airbnb, la plage publique de Ta’ahiamanu est un vrai havre de paix. Très peu fréquentée, on peut se détendre à l’ombre des cocotiers (attention, pas en dessous !) et faire du snorkeling pour aller observer les poissons non loin du rivage. Une vraie carte postale !

Orienté plein ouest, nous avons aussi pu profiter de beaux couchés de soleil.

Couché de soleil sur la plage Ta’ahiamanu

A la cool, sur un voilier amarré dans le lagon !

Ce fut LA grosse surprise de notre séjour. Nous avons eu la chance d’observer l’île depuis le lagon grâce à la gentillesse de Benoit (notre hôte) qui nous invita à passer un après-midi sur son voilier de 40 pieds.

Le bateau de Benoit

Sur le bateau, nous avions une vue complètement différente de l’île. C’était à couper le souffle.

Vue de Moorea depuis le lagon

Benoit vit sur son voilier avec toute sa famille. Ils sont 4, (2 adultes, 2 enfants [collège et CP]) et sont partis fin 2016 à la découverte du monde. Au départ en camion aménagé, ils ont fait l’Europe et le Maroc, puis ils se sont envolés pour la Réunion, l’Inde et la Thaïlande. Depuis peu, les voilà en Polynésie française, où ils ont acheté leur bateau ! Aujourd’hui, leurs enfants vont à l’école sur l’île, sa compagne travaille à l’école Montessori pendant que lui est à la maison (sur le bateau quoi) pour en prendre soin ! Une vraie vie d’aventure en famille =)

Nous avons passé une superbe après-midi en sa compagnie. Nous nous sommes racontés nos vies autour de quelques cocos. Benoit est une personne très généreuse qui dégage beaucoup d’ondes positives. Selon lui tout est une question de karma. La vie se construit au grès des rencontres, de même que les opportunités. Une très belle rencontre qu’on est pas prêt d’oublier !

Un équipage détendu !

Entre deux discussions, nous avons aussi profité d’un superbe jardin de corail, situé à quelques mètres du bateau. Anémones, concombres de mer, oursins et poissons en tout genre. C’était très beau. Apparemment, d’après Benoit, ça grouillait moins que d’habitude, mais pour nous, c’était bien suffisant ! Un peu plus tard, Pierre est retourné dans l’eau non loin du bateau et a pu nager près d’une raie grise (pastenague) ainsi que d’une énorme tortue de mer ! Pas de photos, mais que de beaux souvenirs. Merci Benoit !

Visite de l’île à vélo

Nos vélos de location

Comme l’île n’est pas très grande, le vélo est un bon moyen pour se déplacer. De plus, si votre hébergement ne vous en propose pas déjà, il est très facile de s’en procurer. Nous sommes passés par l’agence Moorea fun bike qui vous propose de vous amener les vélos le matin et les récupérer le soir, le tout pour 1900 XPF (environ 16 euros).

Comptez de 5 à 6h pour faire le tour de l’île. La route est globalement plate, avec tout de même quelques faux plats ! Une bonne forme est requise mais surtout une résistance à la chaleur est indispensable ! Nous nous sommes limités à une petite balade de 4 heures allé-retour le long de la baie Opunohu, jusqu’au parc Haaru.

La baie d’Opunohu

Petite pause à l’ombre d’un arbre pour prendre quelques photos de cette belle baie. Les sommets donnent le vertige et l’eau calme reflète les nuages !

Centre de sauvetage des tortues de mer

Sur la route en direction de la plage de Tipanier, nous nous sommes arrêtés à l’hotel Intercontinental qui possède un centre de sauvetage pour les tortues de mer.

Malgré le fait que la démonstration prévue à 10h ait été annulée sans prévenir, les panneaux d’explications sont intéressants et les tortues magnifiques. L’endroit vaut vraiment le détour.

Ce centre récupère des tortues blessées ou en mauvaise santé. Elles sont soignées (résinage de la carapace en cas de fracture, désinfection, sutures, réhydratation …), nourries et une fois guérie, elles sont remises en liberté. Mais ce n’est malheureusement pas systématique pour toutes les pensionnaires. Certaines tortues comme Tortilla, la première résidente du centre, présente des problèmes de flottabilité, elle s’épuise vite et ne peut survivre en liberté.

Au passage, on découvre l’Intercontinental, l’hôtel de luxe qui héberge le centre. Le cadre est magnifique … mais … entre les toits en feuille de palmier faites en plastiques, des dauphins en captivité avec lesquels on peut nager, un jus de fruit industriel à 10 € et une plage privée où il faut payer pour se baigner même si on est client du restaurant … C’est clairement la douche froide !

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Après l’effort, le réconfort

Après avoir bien pédalé en plein soleil, il était temps de trouver une plage pour s’y rafraîchir ! Sur la côte ouest de Moorea se trouve un joli coin de paradis tout près du parc public Haaru. Cette belle plage, bien qu’assez étroite, donne sur un lagon totalement délaissé par les touristes. Qui plus est, l’eau est bien chaude et c’est un bon spot de snorkeling : anémones, poissons némo de toutes les couleurs … un vrai paradis caché !

La plage de Haaru

De plus, si vous craignez le soleil, le parc en hauteur jouxtant la plage est bien ombragé. Des bancs sont à disposition pour profiter de la vue.

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Nos randonnées au paradis 

Moorea est un très bel endroit pour faire des randonnées. Ses nombreux reliefs permettent de profiter de superbes points de vue sur l’île et sur son lagon. De toutes les îles visitées, ce sont sans doute nos plus belles randonnées.

La montagne magique

Non loin de la baie d’Opunohu se situe la « montagne magique« . Pourquoi « magique » ? Et bien, il paraîtrait que la vue depuis ses hauteurs y soit envoûtante ! Il n’en fallait pas plus pour aiguiser notre curiosité.

La montagne magique, depuis la baie d’Opunohu.

Pour nous y rendre, une fois n’est pas coutume, nous avons fait du stop. Par chance nous sommes tombés rapidement sur une assistante scolaire très souriante qui vivait à 2 minutes du départ de la randonnée. Durant le trajet, elle nous confia avoir froid, c’est sûr qu’avec 22°C, ça mérite bien de sortir les couettes pour toute la famille ! Rude cet hiver polynésien !

Une fois sur place, comme c’est un chemin privé, il faut nous acquitter de 200 XPF par personne. La propriétaire qui loge en face de l’entrée (coté front de mer) guette le passage du moindre touriste et vient collecter l’argent tout en donnant les instructions pour la montée.

Après 20 min, nous voilà arrivé au sommet, la vue y est en effet magique. Sur notre droite, on contemple le magnifique lagon de la baie d’Opunohu, ses bateaux et la passe.

Sur notre gauche, on peut voir le petit village de Papeotai et ses maisons typiques.


Pour bien profiter de la vue, le mieux est de s’y rendre en fin d’après midi, vers 16h pour que le soleil soit bien positionné et éviter ainsi un contre-jour sur le lagon. De plus, faites attention, la randonnée est très touristique : une dizaine de quads font l’ascension toutes les 15 min ! Pour les éviter, passez par le chemin de gauche lors de la montée (c’est une boucle) qui n’est pas empruntée par ces derniers.

Pour le retour, nous procédons comme à l’allée : en stop ! Après 5 min sur le bord de la route, un baroudeur de l’extrême s’arrête. C’est un belge en voyage depuis 7 ans ! Pendant ces quelques minutes de partage, il nous raconta qu’il vivait au jour le jour de manière très simple, à l’image des polynésiens. Ici les gens n’ont pas trop de plan de carrière comme en Europe, ils vivent l’instant présent, sans penser plus loin. Il voyageait presque sans argent. Selon lui et je cite, « Le vrai voyage commence quand tu n’as plus d’argent.« . A méditer !

On se rappellera longtemps de cette rencontre car au delà du personnage singulier, son véhicule était des plus original. Il avait de loin la caisse la plus détruite du monde ! Sur le tableau de bord, l’aiguille de vitesse n’indiquait rien du tout, les portières ne s’ouvraient pas, les banquettes avaient été attaquées par je ne sais quelle bête sauvage … Bref, on aurait dit une poubelle roulante ! Il semblerait que dans ces îles, tant que ça roule, tout va bien, le reste n’a pas trop d’importance !

Le col des trois cocotiers

Situé en plein centre de l’île, sur la crête entre la vallée d’Opunohu et Haapiti, cette randonnée nous emmène très haut sur les hauteurs et nous offre une vue époustouflante à 360°C. Le départ se fait du Belvédère, lieu très fréquenté par les bus et les quads !

Vue sur Moorea depuis le départ de la randonnée, au belvédère

Au départ, n’oubliez pas de bien vous souvenir de la couleur du marquage (bleue), sinon, vous serez obligez comme nous de revenir au départ dés le premier croisement !
Au total, nous avons mis 3h (2h à l’allée et 1h au retour). La randonnée s’effectue la plupart du temps dans la jungle. La zone est bien ombragée, fraîche et assez humide. Comme il avait plut la veille, le sol était assez boueux. Merci à nos bonnes chaussures et aux bâtons de marche en bambou mis à disposition au début du chemin !

Durant l’ascension, nous ne croiserons absolument personne, si ce n’est quelques coqs solitaires perdus dans la jungle ! Après avoir franchis quelques cours d’eau, traversés quelques forêts de bambous et gravis l’ultime montée garnie de fougères et de pandanus, nous voilà enfin arrivés au col des trois cocotiers. Une fois en haut, on pensait voir les fameux « trois cocotiers » mais en réalité il n’en reste plus qu’un, les autres ayant été balayés quelques années plus tôt par un cyclone.

Vue depuis le col

La vue est à couper le souffle. Elle se porte sur le bassin verdoyant de la baie d’Opunohu dominé sur la droite par le mont Rotui, vertigineux et à pic.

Sur place, pendant notre en-cas, nous rencontrons une petite souris très attirée par nos biscuits ! Quelle gourmande !

Une petite souris curieuse de nos biscuits !

Après quelques minutes passées au sommet, nous devons redescendre car la nuit commence à tomber! De retour au Belvédère, il fait nuit, nous commençons à descendre la route en espérant croiser une âme charitable qui accepterait de nous prendre en stop ! C’était loin d’être gagné car tous les touristes étaient déjà partis depuis longtemps. Par chance un couple d’australiens tombés du ciel nous permettra de descendre jusqu’à la baie d’Opunohu. De là, un couple de dijonnais en route pour leur restaurant, prendra le relais. Vive le stop !

La route des ananas et la baie de Cook

Mooréa est connue pour ses grandes cultures d’ananas. La route des ananas
commence à la baie de Cook et s’enfonce dans l’île. Si le nom de cette baie vous dit quelque chose, c’est normal, il s’agit bien du capitaine Cook, cet exceptionnel navigateur et explorateur, dont on vous a déjà vendu les mérites lors de notre découvert du parc national de Fiordland en Nouvelle-Zélande. Décidément, ce bonhomme en a fait de la route à bord de son bateau !

La baie est magnifique. L’eau est calme et reflète les hautes montagnes environnantes, dont les sommets flirtent avec les nuages.

Une de ces montagnes possède une forme particulière : un visage de femme qui regarde le ciel, on peut imaginer sa chevelure sur la droite. Elle se nomme Moua Puta, ou « la montagne percée« . Comme son nom l’indique, un trou se situe vers son sommet. Selon la légende, Pai, un guerrier polynésien, lança une lance de combat exceptionnelle, taillée dans du purau (Hibiscus taliaceus), depuis Tahiti ! En un instant, la lance traversa la mer et perça un grand trou dans le sommet de la montagne de Moorea.

Moua Puta, la montagne percée

Pour découvrir la légende complète, le lien est ici.

Après avoir englouti un bon sandwich, au snack Rotui, face à la baie, nous entamons notre randonnée en direction de ces fameux ananas.

Sur le chemin, nous croisons quelques chiens errants. Ils n’ont pas l’air commodes mais ne nous prêtent guère attention. C’est probablement parce que Marine se tient prête à les dégommer à coup de bourre de noix de coco !

La balade est agréable malgré une chaleur étouffante, rappelons tout de même qu’on n’est qu’en hiver !! Après 2 bonnes heures de marche, nous nous arrêtons devant ces fameux champs d’ananas.

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On poursuit en voulant couper à travers jungle mais le GPS nous perd. On rebrousse donc chemin et décidons de continuer la route en direction du lycée agricole.

Cette balade fut très agréable bien qu’éprouvante ! On regrette néanmoins que l’endroit ne soit pas très bien balisé et qu’il n’y ait pas d’informations concernant la culture des ananas. Il semblerait qu’une visite de l’usine de jus de fruit Rotui soit possible pour en apprendre plus. Pour les curieux, le lien, c’est ici.

Une fois au Lycée agricole nous dégustons en guise de récompense un bon sorbet et un excellent jus de fruits frais ! On a même le droit de goutter gratuitement quelques confitures maison. Excellentes, surtout celles à la banane, vanille et fleur de tiaré. Dommage qu’à nouveau, les groupes de quads s’enchaînent pour venir, eux aussi, faire des dégustations dans un bruit et une odeur de pot d’échappement assez désagréable.

Pour redescendre vers notre logement nous ferons une nouvelle fois du stop ! Cette fois, c’est une professeur de français-anglais du lycée agricole qui nous emmène. Nous apprendrons qu’étant une collectivité d’outre-mer (et non un DOM), la Polynésie n’accepte des professeurs français que dans le cadre de contrat de deux ans, renouvelable une fois. Le but étant de limiter l’installation définitive des « métro »(politains) tout en favorisant la formation des professeurs polynésiens.

Une fois rentrés, nous retournons faire un peu de snorkeling (pour changer) à notre plage préférée et ainsi nous rafraîchir de cette chaude journée. Elle est pas belle la vie dans les îles ? 😀

Soirée polynésienne au Hilton

Qui dit Polynésie dit danse locale. Pour assister à ce type de spectacle, il n’y a pas 36 solutions, il faut se rendre dans les hôtels de luxe ! Autant dire que nous n’étions pas trop emballés d’autant plus que les commentaires étaient plutôt partagés; ça paraissait trop touristique et pas assez authentique. Mais c’était sans compter sur Pascale et Nour, deux parisiens super sympathiques, rencontrés quelques jours plus tôt sur Tahiti, que nous avons retrouvé sur Moorea. Après avoir partagé un repas ensemble et un petit tour de l’île (merci à eux), nous voilà embarqué pour cette fameuse soirée-spectacle au Hilton.

Le repas des héros au Tropical garden !

Comme on avait cru comprendre que le repas ne valait pas un centime, on y est allés uniquement pour prendre un verre et profiter du spectacle. Après avoir entraperçu le buffet-touriste, nos doutes étaient confirmés, un verre suffira. Néanmoins il s’avérera lui aussi moyen. Encore un exemple comme quoi ce n’est pas parce que c’est cher que c’est bon !

Contre toute attente le spectacle était quant à lui très bien ! Les danseurs s’en donnèrent à cœur joie pendant plus d’une heure. Les musiciens quant à eux étaient impressionnants et battaient le rythme sans faillir. Les danses étaient ponctuées de cris guerriers et de Aka, comme pour motiver les troupes. Les hommes battaient des cuisses frénétiquement pendant que les femmes roulaient des hanches hypnotisant littéralement tout l’auditoire ! Mêmes s’ils n’étaient pas tous bien synchro, ils étaient souriants et enjoués, ce qui donna au spectacle un coté humain et authentique.

On a même eu le droit à une impressionnante danse du feu au bord de l’eau.

Finalement cette expérience était plus qu’agréable, le spectacle vaut le détour. Pour ce qui est du repas/boisson, vous l’aurez compris, vous pouvez passer votre chemin =)

Pour un bon repas polynésien : les bonnes adresses

Nous avons deux adresses incontournables à vous partager :

Le Tropical Garden

Ce restaurant, situé entre les deux baies propose un super menu 100% polynésien. Au programme poisson cru à la coco, pain coco, banane plantin, taro, pain de l’arbre à pain, épinard/poulet, poisson, compote papaye-banane, riz, racines de magnioc, ainsi qu’un jus de fruits frais ananas-papaye ! Prix : 1500 XPF par personne. Attention, il n’est sur réservation que le vendredi et le samedi, entre 11h et 14h30.

Pour s’y rendre, il faudra monter une sacrée pente (possible en voiture mais de préférence un 4×4). On est cependant récompensés par une vue sublime sur la baie d’Opunohu. Ça se mérite un bon repas !

Même les cyclistes n’osent pas descendre la pente !
Vue depuis le restaurant

Le snack Mahana

Situé au nord-ouest de Moorea, après la montagne magique, ce petit restaurant est délicieux. Son cadre enchante lui-aussi : superbe vue sur la mer, où l’on peut apercevoir plein de poissons sur le rivage et au loin des raies et des requins pointes noires.

A la mode polynésienne, les plats sont hyper copieux et très frais ! Le poisson coco est à tomber, le thon, qu’il soit cuit ou cru, est une tuerie et la glace gingembre et tiaré un délice !

Attention, là aussi il faut réserver ! Et attendez vous à des surprises car ils notent jamais bien les noms de famille : Gillon, c’est transformé en Géraldine !

Conclusion

C’est certain, Moorea restera parmi nos îles coup de cœur lors de notre voyage en Polynésie française. Bien qu’un peu touristique, elle reste très sauvage et authentique. Les randonnées offrent des points vues magnifiques, les plages de cocotiers sont paradisiaques et il suffit de nager quelques mètres pour se retrouver dans des jardins de coraux grouillant de vie. Un vrai paradis sur Terre.

Nous y avons également fait de très belles rencontres et avons dégusté d’excellents petits plats. Décidément les polynésiens nous gâtent !

Moorea, on reviendra ! Qui sait, peut-être en bateau ? =)

Sur ce, nous reprenons la route, direction Raiatea l‘île la plus sacrée de l’archipel de la Société !

A vos pirogues !

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