Rangiroa, l’atoll rêvé des plongeurs mais pas que !

Dernière étape de notre voyage en Polynésie française : l’atoll de Rangiroa. Au programme baptême de plongée, excursion sur un récif coupant comme du rasoir et festival polynésien. Un final en apothéose !

Un atoll impressionnant et facile d’accès

A quelques 500 kilomètres de Bora Bora, se trouve l’archipel des Tuamotu et plus particulièrement l’atoll de Rangiroa (ciel immense en polynésien).

Deuxième plus grand atoll au monde, son lagon contient facilement toute l’île de Tahiti ! Long de 80 kilomètres et large de 32 kilomètres, il est tellement grand que des tempêtes intérieures peuvent s’y produire.

Le déluge arrive, tous aux abris !!!!!

Mais un atoll, c’est quoi au juste ?

C’est une structure corallienne qui se forme suite à l’effondrement d’un volcan sous-marin. Pour plus d’informations sur les atolls, c’est ici.

formation-atoll

Rangiroa est composé d’une multitude de petits îlots, 418 en tout et seuls deux sont habités en permanence. L’économie tourne autour :

  • du tourisme (plongée)
  • de la production de coco
  • de l’élevage d’huîtres perlières qui permet de produire les fameuses perles de Tahiti.

Pour la petite histoire, au départ, il n’y avait qu’une forêt primaire sur l’atoll. Puis tout a été rasé pour faire pousser des cocotiers et produire de la coco ! Mais c’était sans compter sur un parasite qui commença à tuer les palmiers … Pour lutter contre ces sales bêtes les fameux nono ont été introduits. Ils ont tellement bien fait leur travail que maintenant ils s’attaquent aux humains et sont devenus aussi nuisibles que les moustiques … C’est ce qu’on appelle l’arroseur arrosé, non ?

Notre arrivée

Après 1h15 de vol depuis Bora Bora avec Air Tahiti, on découvre un paysage grandiose et drastiquement opposé aux reliefs observés jusqu’à présent. Adieux jungles et montagnes à pic, bienvenue sur un tas de corail où il n’y a que des palmiers et un vignoble ! L’atoll n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard pour ce dernier, c’est en effet l’endroit en Polynésie où il y a le plus grand taux d’ensoleillement.

Vu du ciel, c’est à se demander quelle folie a pris les polynésiens de venir vivre dans cet environnement d’apparence sans ressource. On comprend mieux leurs choix lorsque on sait que contrairement à la haute mer, quasi désertique, les îles et atolls sont des oasis foisonnant de vie.

Petit conseil, prenez un vol de jour pour ne rien louper de l’atoll vu du ciel !

Notre logement, plutôt rustique !

Il faut le savoir, sur un atoll à moins de faire flamber sa CB, il faut s’attendre à du rustique. Après tout c’est ce qui fait aussi le charme de ce type de destination.

Nous étions à la pension Rangiroa plage, en bord de lagon, un cadre idyllique, avec quelques détails qui viendront pimenter notre séjour. Parmi les points positifs arrêtons nous sur les faits suivants :

  • Des coqs moins déréglés que sur les autres îles,
  • Pas de nono voraces à cause de la proximité directe du lagon,
  • Des petits déjeuners (de fortune 3 biscottes et une compote) face au lagon,
  • Des gens supers sympas =)

Parmi les points négatifs, nous nous souviendrons :

  • D’une chaleur à mourir … Notre dortoir (microscopique) pour 4 personnes était en réalité un sauna… Pas de clim mais un petit ventilateur qui faisait pâle figure face à des vagues de chaleurs démentielle et ce, dès 7h du matin !
  • D’une cuisine fantôme ! Aucun équipement pour cuisiner si ce n’est un unique micro-onde ! Heureusement pour nous, la pension faisait snack et il y avait quelques « restaurants » aux alentours. Chose importante, prévoyez du liquide pour toutes vos dépenses sur l’atoll car c’est simple, ici, la CB ça n’existe pas. Autre fait important le ravitaillement de l’île ne se fait qu’une fois par semaine par bateau, autant dire que les fruits et légumes frais, vous allez un peu les oublier pendant une semaine 😉
Gaufre au Nutella à tous les desserts !
  • D’une connexion Internet à devenir fou. Malheur à celui qui voudrait organiser quoi que ce soit à distance ! Tout le trafic de l’atoll passe par une immense parabole au niveau de l’aéroport. Les locaux qui vivent du tourisme s’en arrachent les cheveux mais selon eux, cela devrait changer d’ici quelques temps (2020) car d’énormes câbles sous-marins sont en train d’être tirés, tenez vous bien, depuis Hawaii !! (situé à plus de 4000 kilomètres tout de même).
  • Dernier point et pas des moindre, une gestion de l’eau « compliquée ». Le problème de l’eau sur Rangiroa et de manière plus large sur les atolls est inhérent au mode de vie contemporain. Les lentilles d’eau douce qui se formaient naturellement dans les récifs coralliens sont pour la majorité devenus des réserves d’eau saumâtre. En cause leur surexploitation et la contamination par des déchets ménagés mal gérés. Résultat, chaque foyer récupère et stock l’eau de pluie dans des citernes et pour ce qui est de l’eau potable, c’est bouteilles d’eau minérale pour tout le monde ! Une triste réalité bien loin de l’image de carte postale.

Ce que l’on a fait

Nous sommes restés 6 jours sur place. Un peu long à mon avis, si vous n’êtes pas des plongeurs de la première heure. En effet, en dehors d’événement particulier comme le festival Farerei Haga en septembre, l’activité touristique principale à Rangiroa, c’est la plongée ! Nous avons donc fait un baptême de plongée, du snorkeling, le tour à pied de la partie habitable, une matinée à la messe, une journée d’excursion sur l’île au récif et bien sûr le superbe festival de Farerei Haga.

En parlant d’excursions, seulement deux excursions à la journée sont possibles (le lagon bleu et l’île aux récifs) et contrairement à ce qu’on peut lire dans les guides touristiques les plages de sable rose ne se font plus en excursion car trop loin et sans doute peu rentables. Mais rassurez vous du sable rose, il y en a par endroit sur l’île au récif 😉

Messe du dimanche matin

Rendez-vous pris à 8h du matin dans l’église Saint-Michel. Comme ses homologues des îles polynésiennes, elle est d’une blancheur immaculée. Malgré le fait qu’il soit tôt, il fait déjà extrêmement chaud à l’intérieur, quelques ventilateurs sont là pour faire circuler l’air mais y arrivent difficilement. Les bancs sont bien remplis de fidèles eux aussi tout de blancs vêtus. Au programme chants polynésiens, gloire à Dieu, la paix du Christ et prêche en polynésien.

La religion tient une place importante en Polynésie et contrairement à nos messes du vieux continent, ici, c’est très chaleureux et les polynésiens sont très accueillants. Une expérience très authentique à ne surtout pas rater, même si l’on n’est pas forcément croyants.

Pour plus d’informations sur les horaires des messes, c’est ici.

Baptême de plongée au Rangiroa Diving Center

Nous avons fait un baptême d’environ 40 min chez Rangiroa Diving Center, une petite équipe de deux moniteurs dont Jean-Louis le gérant de la pension où nous logions. Le prix était de 8500 XPF (~ 70€). On vous recommande ce centre spécialement pour Jean-Louis car on ne peut pas rêver mieux comme moniteur pour un baptême. Très drôle et pro, il nous a parfaitement mis à l’aise.

A quelques minutes du port (qui n’est en réalité qu’une embarcadère) nous avons exploré « L’Aquarium« . Ici pas de courant mais plein de petits poissons et une eau super claire, le rêve pour une initiation.

Depuis le zodiac, on fait la fameuse bascule arrière, assez impressionnante surtout quand le moniteur lance le décompte et qu’on se jette à l’eau vous l’aurez compris en arrière ! Après quelques réglages de masque pour Pierre (qu’on aurait dû raser pour l’occasion) nous voilà sous l’eau. On a eu la chance de voir plusieurs bancs de poissons, une murène un peu énervée qui tenta d’attaquer Jean-Louis, des poissons de toutes les tailles et de toutes les couleurs, des anémones et de beaux coraux colorés. C’était sublime. Pas de photos ni de vidéo, mais pleins de beaux souvenirs.

Le lagon de Rangiroa

L’île aux récifs

Nous avons choisi Le tour avec « Léon », une excursion d’une journée sur l’île aux récifs, prestation à 9000 XPF (75€) par personne.

Nous qui pensions faire quelques ronds dans l’eau sur une barque avec pour seule compagnie le pêcheur Leon et 3 touristes, c’était rappé ! Le jour J nous voilà avec 6 locaux dont le fameux Léon (très sympathique au demeurant) et une vingtaine de touristes parqués dans deux petits bateaux équipés de moteur capables de mettre une fusée en orbite ! On part alors pour 30km de navigation en direction du récifs, 1h de navigation mémorable…

Pour vous décrire la situation c’est assez simple, notre bateau est resté cabré à 45° pendant toute la traversée ! Bien entendu, il n’y avait aucune prise pour se tenir, nous nous sommes donc ventousés comme on a pu pour faire face à des creux à sauter au plafond … Selon un des accompagnateurs la mer était pourtant bonne… C’est à se demander comment ça se passe lorsqu’il y a un peu de houle !!!

C’est donc tout crispés et stressés que nous sommes arrivés au lieu dit, un endroit fantastique, paradisiaque, hors du temps ! Une plage sauvage, où on accoste directement dans l’eau.

Après quelques minutes de marche, on se jette à l’eau pour faire notre premier PMT (palme masque tuba) en dérivant. Et pour dériver, on a dérivé ! Le courant était tellement fort que même les poissons étaient embarqués avec nous. Nous l’avons fait deux fois car c’était assez amusants d’être emportés par les flots tout en essayant d’éviter les patates de coraux sur lesquels le courant nous projetait. Seul regret le jardin de corail était un peu pauvre en vie marine même s’il y avait beaucoup de concombres de mer et de bénitiers.

Direction ensuite le récif. Il s’est formé suite à l’action de la plaque tectonique de Tahiti qui s’est engouffrée sous celle des Tuamotu. Le planché océanique est sortie de l’eau sur 10km, noir et coupant comme du rasoir. Derrière cette barrière naturelle l’océan pacifique se déchaîne, image surréaliste par rapport avec l’intérieur de l’atoll, paisible.

Des piscines naturelles se sont formées un peu partout dans le récifs pour notre plus grand plaisir, la baignade est plaisante même s’il faut faire attention aux courants qui peuvent facilement vous embarquer dans le lagon. Qui a dit que vivre sur un récif était de tout repos ?

Prévoyez les baskets ou chaussures d’eau car comme dit plus haut, les rochers sont très coupants et il faut un peu escalader.

Après ces belles découverte direction « la cabane du pêcheur » pour déguster un délicieux repas polynésien. Pour y accéder, on marchera 20 minutes dans un bras d’eau avec nos sacs sur la tête, une super expérience digne des plus grandes heures de Koh-Lanta. Au menu : bec de canard (poisson) au barbecue , pain coco, poisson cru, riz, poulet et gâteau cannelle-coco. Les accompagnateurs font ensuite la vaisselle directement dans la mer ce qui attire de petits requins gloutons.

Pendant la digestion séance de tressage de petit sacs et de chapeaux traditionnels, le moins qu’on puisse dire, c’est que cela demande un sacré coup de main. Heureusement que Léon était là pour rattraper nos boulettes !

Si vous pensiez pouvoir revenir dans votre pays avec ces belles créations faites attentions car en fonction des pays, les douanes peuvent vous les confisquer. Ça nous est arrivé en Nouvelle-Zélande, adieu le panier d’Awaki…

Une fois les paniers bien tressés, on prend le chemin du retour avec une pointe d’appréhension, va-t-on revivre l’enfer de l’allée ? Étrangement, ça s’est bien passé. Comme les 3/4 de l’excursion était déjà derrière nous, les moussaillons étaient sans doute moins enclins à jouer de l’accélérateur.

Direction donc la passe où c’est pile le moment de l’inversion de courant de marée. Les vagues sont impressionnantes, notre bateau s’agite dans tous les sens, un des visiteurs compare même ça aux 40èmes rugissants !

On oublie vite la houle grâce à un spectacle extraordinaire d’une trentaine de minutes que des dauphins nous donnent dans des vagues monstrueuses. C’est là qu’on réalise que ces animaux n’ont rien à faire dans des parcs aquatiques, les voir en pleine nature est un cadeau inestimable qu’on n’oubliera jamais. Pas de photos mais plein de souvenirs !

La journée s’achève à « l’Aquarium« , l’endroit même où nous avions fait notre baptême de plongée. Seul petit bémol les organisateurs jettent de la nourriture pour attirer encore plus les poissons … Résultats, on se retrouve au milieu de centaines de poissons, à tel point que par moment, ils sont si nombreux, qu’on a du mal à nager !

En résumé

Passée la surprise d’être très nombreux et le nourrissage des poissons à la fin, le bilan de la journée est plutôt bon : l’endroit est sublime, le repas et les activités sont tops, on recommande ! Pour plus d’info sur l’excursion de Léon, c’est ici.

Le festival à ne pas manquer, le Farerei Haga -septembre 2018-

Nous avions déjà eu un petit aperçu de la culture polynésienne lors d’une soirée de danse traditionnelle au Hilton de Moorea, mais rien de comparable au festival de Rangiroa ! Sur plusieurs jours, les polynésiens venus des atolls alentours, s’affrontent dans des compétitions musicales, de tressage, de levé de pierre, de courses de pirogues et bien entendu de danses polynésiennes. Un festival encore peu connu et très authentique qu’il ne faut surtout pas rater.

Pour être dans l’ambiance, j’avais commandé une couronne de fleur à une petite mamie qui vivait à côté de notre pension .

Nous y sommes allés deux soirs de suite grâce à un bus local qu’on devait attendre au bord de l’unique route de l’île. Il fallait juste se mettre devant la pension et attendre que le bus passe, pas d’horaires, juste de la patience ! Bon une fois sur deux, il n’est pas passé mais que voulez vous, dans les îles, le temps est relatif et il faut faire preuve d’adaptabilité =)

Les participants nous on fait vivre leur traditions avec passion, l’ambiance était super, il y a même eu des quiz pour gagner des cadeaux. Que demande le peuple ?

Nous avons passé deux très bonnes soirées même si ça manquait par moment d’ajustement niveau son et lumière. Les enchainement n’étaient pas très fluides et on a pu constater une certaine nonchalance de la part de certains participants, qui ne voulaient pas « s’habiller » pour venir chercher leurs prix malgré les relances du présentateur, tandis que d’autres ne se présentaient tout simplement pas. Des détails qui auraient pu faire avoir une syncope à un bon parisien bien psychorigide. Mais même si le show n’était pas ultra millimétré ces maladresses ont rendu l’événement encore plus authentique, on a passé un super bon moment.

Le seul gros problème du festival était à mon avis la gestion des touristes. Nous avions une zone dédiée tout devant et elle était interdite aux locaux, quel dommage ! Nous qui voulions vivre l’événement au milieu des polynésiens, c’était loupé. Sans parler des navettes réservées aux touristes qui nous permettaient de rentrer directement à l’hôtel tandis que les polynésiens attendait patiemment leur bus dans le noir… Cette gestion maladroite nous ramenait à notre statut de touriste, de personnes favorisées par rapport à la population locale. A mon avis, ce n’était pas une bonne idée car il y avait un certain malaise et un sentiment d’inégalité, ce qui est plutôt dommage pour un événement fédérateur comme celui ci. En espérant qu’à l’avenir, ils modifient un peu ce dernier point.

Quoi qu’il en soit si vous voulez découvrir la culture polynésienne, c’est ici qu’il faut venir, vous ne le regrettez pas =)

Pour plus d’information sur l’événement, c’est ici.

Une rencontre inattendu avec un journaliste TV

C’est dans un snack chinois que nous avons fait la connaissance de Mateo, un journaliste de la chaine de télévision polynésien 1ère. Il était venu tourner un documentaire sur le festival. L’hospitalité à la polynésienne a fait que rapidement, il nous invita à rejoindre sa table et nous proposa de partager son plat. Il finira même par nous offrir sa couronne de fleur et par nous inviter à venir nous chercher en voiture pour aller au festival ensemble. Il nous raconta qu’ici la population et le gouvernement mettaient beaucoup en avant leur culture et il se réjouissait que beaucoup de jeunes s’investissent dans la promotion de la culture polynésienne via la danse par exemple. Avec cet échange, on a vraiment senti que le peuple polynésien est uni et soudé autour de son histoire et de ses coutumes. Une belle rencontre comme seule la Polynésie en a le secret.

Conseil de Mateo : pour découvrir la vraie Polynésie, éloignez vous de Papeete, partez vous perdre sur d’autres archipels 😉

Dernier point : qu’est-ce qu’on mange de bon ici ?

La star des Tuamotu, c’est le crabe des cocotiers ! Cette espèce ne se trouve malheureusement plus sur l’atoll et doit être chassée sur d’autres îles/atoll, ce qui mécaniquement fait flamber son prix : 5000 XPF (40€) le crabe ! Hormis le fait qu’il faille 30 minutes pour le dépiauter, vous pouvez goûter à son abdomen, une sorte de poche huileuse au goût de foie gras ! Étonnant.

En conclusion

Ce petit séjour sur l’atoll de Rangiroa fut une très belle expérience. Se retrouver sur un banc de corail au beau milieu du pacifique, ça n’arrive pas tous les jours et c’était juste fantastique ! Quel émerveillement.

Néanmoins passez l’extase d’être ici, on ne peut s’empêcher de penser que cet endroit est clairement en danger. De manière générale les atolls sont des écosystèmes particulièrement vulnérables, ils nécessitent une gestion des plus délicates et qui semble assez incompatible avec la vie moderne et le tourisme. Ajoutez-y le changement climatique et vous réalisez que vous êtes sur une bombe à retardement … Un habitant nous a même dit que chaque année l’eau montait de plusieurs mm. Que va-t-il advenir de ces gens d’ici quelques années ? La réponse semble malheureusement assez évidente et c’est le cœur lourd que nous partons en nous disant que peut-être nous faisons partie des derniers touristes à pouvoir découvrir ce lieu paradisiaque…

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